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Découverte de l’Auditorium de Lyon lors des Journées du Patrimoine 2018

auditorium de Lyon Maurice Ravel

Retour sur les Journées du Patrimoine 2018. Quoi de mieux que d’aller visiter un lieu qui n’est habituellement pas ouvert au public ? Ces journées ne durent seulement qu’un weekend alors difficile de profiter de tout. Il faut donc sélectionner, avec parcimonie, ce que vous allez pouvoir voir en « exclusivité », et ce, gratuitement ! Pour ma première année à Lyon, j’ai donc décidé d’aller me réfugier dans l’auditorium de Lyon (ou Auditorium Maurice Ravel), qui me donne envie depuis mon arrivée dans la capitale des Gaules.

Note d’actualisation — août 2026 : cet article conserve le récit de la visite réalisée lors des Journées du Patrimoine 2018. Les informations historiques concernant l’Auditorium Maurice-Ravel, l’Orchestre national de Lyon et son grand orgue ont été actualisées.

Visiter l’Auditorium de Lyon pendant les Journées du Patrimoine 2018

Un petit air de Rome à l’Auditorium de Lyon

L’entrée est visible depuis l’esplanade assez grande qui se compose également d’un amphithéâtre, avec des zones ombragées. Il permet de venir déjeuner en été dans un calme et un lieu plutôt agréable. De plus, il est assez coupé de la rue Garibaldi qui passe juste à côté, tout comme le tramway. Vous l’aurez compris, c’est bien pratique de venir à l’auditorium de Lyon ! Il est accessible en transport en commun, en vélo, à pied… Seul bémol, si vous venez en voiture, il faut aller se garer dans des parkings souterrains jouxtant la Tour Oxygène. Mais rien d’inaccessible en soi !

Auditorium Maurice-Ravel à Lyon
Auditorium Maurice Ravel de Lyon

Accueil et découverte de l’Auditorium de Lyon

A l’entrée, les visiteurs sont accueillis par des vigiles inspectant les sacs. Je vous avouerai que depuis que j’ai quitté Paris, j’ai très peu vu de militaires ou de vigiles contrôlant les visiteurs, que ce soient dans les centres commerciaux ou les musées. Lyon est assez loin de tout cela, et c’est fort agréable ! Après le passage de l’ouverture du sac à main passé, on vous invite à vous diriger vers l’accueil. De là, une charmante hôtesse prend mes coordonnées afin que je sois inscrite pour recevoir des news. Vous avez tout à fait le droit de refuser, oui ! Mais comme j’aime les concerts… autant le faire !

Les tickets d’entrée reçus, je me dirige vers les deux agents d’accueil qui vont nous composter les billets et… c’est parti pour la visite !

On nous tend notre dépliant pour celle-ci, ainsi qu’un recto-verso avec un mini-jeu. Il faut retrouver 9 instruments de musique disséminés dans l’auditorium. Cela rendra la visite plus captivante, encore plus pour les enfants !

Escalade vers le bonheur

Passé le contrôle des billets, je me retrouve dans une vaste salle qui fait limite souterraine car le plafond est étrangement bas. Elle comprend une salle de réunion, des petits sièges pour profiter d’une collation en vente au comptoir dans un coin et des escaliers. Une jeune femme nous attend pour nous tendre la brochure du parcours à suivre.
Nous grimpons les multiples escaliers et arrivés au sommet, au détour d’un dernier couloir… découverte de l’auditorium de Lyon dans toute sa splendeur ! La salle est immense et j’en profite pour prendre des photos. A comparer à l’auditorium Radio France à Paris, où j’allais régulièrement à des concerts, celui-ci paraît petit. Mais dans l’instant, c’est nous qui sommes petits !

Auditorium de Radio France à Paris
Auditorium Radio France

L’Auditorium Maurice-Ravel : architecture et histoire

Une architecture signée Charles Delfante et Henri Pottier

Le concert inaugural de l’Auditorium de Lyon s’est tenu le 14 février 1975, après un chantier mené de 1972 à 1975. Le bâtiment a été conçu par Charles Delfante, urbaniste de la Part-Dieu, et Henri Pottier, architecte et grand prix de Rome. Sa grande salle compte aujourd’hui environ 2 100 places. L’Auditorium-Orchestre national de Lyon rappelle également que le bâtiment bénéficie depuis 2012 du label aujourd’hui appelé « Architecture contemporaine remarquable ».

Charles Delfante a joué un rôle majeur dans la transformation de la Part-Dieu et, plus largement, dans la réflexion urbanistique menée à Lyon à partir des années 1960. Le quartier dans lequel s’inscrit l’Auditorium témoigne directement de cette période de mutation. La SACVL, évoquée dans notre article consacré au Zoo Art Show, a elle aussi participé à plusieurs projets lyonnais de cette époque.

L’Orchestre national de Lyon

L’histoire de l’Orchestre national de Lyon remonte à 1905 avec la création, par Georges Martin Witkowski, de la Société des Grands Concerts de Lyon, qui réunit alors 80 musiciens. L’ensemble s’installe à la salle Rameau en 1908. Plusieurs décennies plus tard, la constitution d’un orchestre permanent prépare la création de l’Orchestre national de Lyon et son installation à l’Auditorium en 1975.

L’Auditorium offre depuis lors à l’orchestre une salle spécialement conçue pour le répertoire symphonique. L’ONL compte aujourd’hui 104 musiciens permanents et poursuit une activité de concerts à Lyon comme en tournée. Cette continuité entre l’orchestre, le bâtiment et son public constitue l’une des particularités fortes du lieu.

Grande salle de l’Auditorium de Lyon
Salle de concert de l’Auditorium de Lyon

Une salle conçue pour la musique

Une acoustique pensée pour le spectateur

La salle a fait l’objet d’une importante campagne de modernisation entre 1993 et 2002 afin d’améliorer son acoustique, son esthétique et le confort du public. Les interventions ont notamment concerné les revêtements, les fauteuils et la scène. L’absence de piliers dans la grande salle préserve par ailleurs la visibilité vers le plateau et participe à la relation directe entre les spectateurs et les musiciens.

Un orgue Cavaillé-Coll à l’histoire exceptionnelle

Le grand orgue de l’Auditorium est un instrument exceptionnel construit par Aristide Cavaillé-Coll pour le palais du Trocadéro à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878. Transféré au palais de Chaillot au XXe siècle, il rejoint finalement Lyon en 1977. Aujourd’hui doté de 82 jeux et d’environ 6 500 tuyaux, il a notamment bénéficié d’une restauration majeure en 2013. Le site officiel de l’Auditorium retrace en détail l’histoire et les transformations de cet instrument rare dans une salle de concert.

Grand orgue Cavaillé-Coll de l’Auditorium de Lyon
Orgue de l’Auditorium de Lyon

Dans les coulisses de l’Auditorium

Après ce bref aparté sur l’auditorium et l’orgue, j’ai visité les salles afférentes que le spectateur ne voit jamais. Suite à la gigantesque salle de concert, j’ai découvert les combles au-dessus de la fosse, où se trouvent les gros spots de lumières pour éclairer la salle. J’ai vu la régie s’occupant du son (la régie des lumières étant positionnée ailleurs), avec son ordinateur en Windows XP ! La salle de stockage des instruments était également ouverte : aucun problème d’insecte là-dedans. Tout est sécurisé et cocoonné !

Bien évidemment, au fur et à mesure de mes pérégrinations, j’ai déniché les instruments déposé ici et là pour le mini-jeu. Fait pour les enfants, cela n’a pas été très compliqué. Sauf peut-être pour les deux personnes âgées devant moi qui indiquaient à l’agent d’accueil qu’ils avaient dû faire demi-tour pour trouver les derniers instruments !

Une programmation ouverte à tous les publics

Ce fut pour moi une belle découverte artistique, autant par l’architecture que par l’histoire du lieu. L’Auditorium ne se limite d’ailleurs pas aux grands concerts symphoniques : sa programmation associe notamment ciné-concerts, propositions familiales et projets destinés à faire découvrir la musique à différents publics.

Violoncelles dans les coulisses de l’Auditorium de Lyon
Violoncelles de l’Auditorium de Lyon

Des actions pédagogiques et des formats adaptés au jeune public complètent cette programmation. Ils offrent une première approche de l’écoute, des instruments et de l’expérience du concert, sans limiter la découverte musicale au seul répertoire classique.

J’ai tellement été séduite par cette belle découverte, que j’ai foncé, après l’écriture de cet article, sur les dernières places restantes pour le concert du Nouvel An.

Épilogue : le concert du Nouvel An 2018, Winter Wonderland

Le concert du Nouvel An Winter Wonderland fut vraiment fabuleux. Une histoire, des musiques magnifiques et un jeu d’acteur auquel je ne m’attendais pas : retour sur ce concert fort en émotion.

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